10 ans après la Bibliothèque et le Centre d’archives de Baie-Saint-Paul

Dix ans la Bibliothèque et le Centre d’archives de Baie-Saint-Paul? Certains ont le cœur à la fête, d’autres pas vraiment…

Je me souviens de la peine de Françoise Labbé voyant l’aréna de Baie-Saint-Paul se faire voler l’espace de stationnement si nécessaire et être caché par la  nouvelle bibliothèque. C’était au temps où le Symposium était un projet reconnu et crédible sur le plan scientifique, pas la pauvre fanfare un peu décevante qu’il est devenu…

Plusieurs se rappelleront cette rencontre de la fin de l’été 1998 alors que la commission scolaire, le centre d’art, la Société d’histoire de Charlevoix et même les Archives Nationales du Québec se ralliaient à l’idée de placer la Bibliothèque à côté de la Polyvalente…sauf la ville de Baie-Saint-Paul et sa mairesse d’alors…! 

En ce temps-là la Société d’histoire de Charlevoix avait créé un contexte de travail précieux entre l’est et l’ouest de la région dans le domaine de l’histoire et du patrimoine et tout cela se faisait au cœur du centre-ville de Baie-Saint-Paul. Rien de cela n’est perdu heureusement, notre Société est toujours régionale mais comme ce fut difficile parfois depuis dix ans de rencontrer les desseins de certains (mais si peu nombreux au fond…) qui ne veulent voir qu’un Baie-Saint-Paul refermé sur lui-même.

Vaille que vaille, la Mairesse du temps et son successeur ont érigé une Bibliothèque René-Richard (tiens un artiste…pas un écrivain!) et un Centre Paul-Médéric (tiens un écrivain…pas un artiste!) et tout ça semble tenir bon. Tant mieux. Mais tout cela ne ressemble pas aux rêves et aux projets de bien plus grande envergure envisagés par Françoise Labbé et par bien d’autres.

Le centre d’archives de Baie-Saint-Paul est un exemple de ce ratage. Dans son sous-sol de Bibliothèque il n’a jamais atteint l’envergure qu’il aurait pu avoir. Dix ans après il n’a jamais bien desservi l’ensemble de la région. Ses collections inexistantes en 1998 demeurent très incomplètes. Ce lieu subventionné ne semble l’être que pour quelques-uns. Et tout cela a coûté fort cher…très cher…

Que ceux qui veulent fêter fêtent…Il faut espérer qu’après ils ouvriront les yeux un peu plus grand sur la situation réelle de ces équipements culturels qui n’ont certes pas donné tous les fruits attendus et espérés il y a dix ans.